Les journées de l'EPhEP

Journée ALI-EPHEP à Nice : La psychanalyse au chevet de la politique ?

Affiche journée ALI-EPhEP à Nice le 23 et 24 mars 2019Trois passions enflamment aujourd’hui la cité :
- la nationaliste, avec son horizon guerrier
- la consumériste, avec la stupeur intellectuelle provoquée par la fascination de l’objet, et la revendication de lui faire face avec dignité
- la morale enfin, en quête d’un ordre impossible alliant rigueur et permissivité.
De sa position marginale, qu’en aurait à dire le citoyen psychanalyste ? Freud n’a cessé d’intervenir, Lacan jamais. Et nous ? 
Ch. Melman;

Journée EPhEP : Parce que la guerre, la psychanalyse à l'épreuve de la violence

Parce que la guerre ; la psychanalyse à l’épreuve de la violence
Chacun se rappelle le questionnement de Freud sur la guerre et l’importance des conflits nationaux pour le développement de sa théorie. Celle du traumatisme notamment.
Quelles questions nous posent les guerres d’aujourd’hui ? Sont-elles différentes ? Auraient-elles à nous apprendre plus sur la rhétorique de nos actuels discours ?
Et si notre pratique du discours analytique veut aller au-delà de l’humanitaire, quelles conditions pour des effets thérapeutiques attendus ? Comment sans rester fascinés ou sidérés par l’imminence de la mort transmettre ce que la psychanalyse permet de renouer par la parole, là où la violence semble l’avoir désarticulée ?
Comment la démarche analytique dans sa différence d’avec les séduisantes techniques enseignées et pratiquées pour traiter le post-traumatique, dans ces contextes extrêmes peut-elle rappeler au sujet qu’il peut savoir ?
Omar Guerrero

Journée ALI-EPhEP à propos du livre de Jean-Daniel Causse "Lacan et le christianisme"

Affiche de la journée ALI-EPhEP 3lacan et le christianisme - 2019

Journée d'étude
Si Freud s’appuie sur la notion traditionnelle du Père, issue du judaïsme, Lacan trouve dans le christianisme un appui pour tenter de s’en passer. Car, si la «vraie religion» génère du sens, elle est aussi évidement de la divinité avec la construction complexe de la trinité (dirons-nous borroméenne ?) pour en rendre compte. De ce déplacement majeur et de ses conséquences éthiques, le livre de Jean-Daniel Causse donne une lecture remarquable et dégage des thèses précises – qui  peuvent donc être discutées.

Journées ALI-EPHEP : Du bon usage du traumatisme

Affiche de la journée :Du bon usage du trauma - juin 2018

 

Quand le sexe devient-il traumatique ? N’est-ce pas notre modernité qui tend à le faire passer pour tel ?
Comment interpréter alors la question des traumatismes en général ?

 

Organisateurs : Ch. Emerich, Th. Pitavy, Th. Roth, A. Videau, S. Zagdanski

Journée Rites et Ritualités II : "Quelles écritures pour les ritualités contenporaines ?"

Affiches de la journée Rites et Ritualités II à Bruxelles mars 2018

Quelles écritures pour les ritualités contemporaines ? En 2016, nous avons consacré une journée d’études à interroger, à l’aide du référent analytique, ce dont les ritualités se soutiennent aujourd’hui dans ce qu’ils opèrent tant au niveau de la subjectivité individuelle, en valorisant l’assignation à une place comme support de l’identité, qu’au niveau collectif en liant les individus par une croyance partagée. Nous nous proposons de poursuivre ce travail au cours d’une journée où la matinée mettra en réflexion la manière dont les ritualités, en un lieu, un temps, un acte, nouent langage et corps dans une écriture. Mouvement et rythme jouent un rôle central dans ce nouage qui ne peut se faire qu’à la condition que cette scansion symbolique fasse résonner un réel vibratoire et des imaginaires, sans être censurée par un raisonnement, par un Logos qui ne serait plus dialectiquement articulé à un Mythos. L’après-midi interrogera les transformations des ritualités en réponse aux changements sociétaux en cours et leur incidence sur la clinique actuelle. Comment penser la place des ritualités dans une société laïcisée qui escamote la dimension Autre, propose au sujet de s’auto-accomplir dans un présent qui ne fait plus temporalité, où chaque destin ressort avant tout d’un choix privé et où le chiffre tend de plus en plus à remplacer la lettre. Les réseaux sociaux peuvent-ils offrir un espace d’invention aux ritualités? Nous interrogerons aussi comment l’entrée dans la mondialisation modifie, ou pas, les pratiques rituelles qui ordonnent le social depuis des siècles, voire des millénaires, dans des pays comme le Bénin ou la Chine.

Journées ALI-EPhEP : "Où donc suis-je chez moi ? Le problème subjectif de l’immigré d’un point de vue psychanalytique"

Affiche de la journéeChacun sait ce qu’est être immigré puisque, en tant que sujet, il est Autre voire en souffrance par rapport à la réalité de son propre pays. N’a-t-il jamais rêvé, voire milité, pour la réconciliation de la réalité de ce pays avec l’Idéal ?

La difficulté est que, l’entreprise une fois accomplie, le voilà de nouveau sujet divisé, Autre encore une fois – pas de chance !

Mais à côté de ces immigrés de l’intérieur, il y a ceux qui sont vrais, qui arrivent de l’extérieur. Car le problème pour eux est déplacé, comme ils le sont eux-mêmes. Voilà en effet que subjectivement ils ne sont plus Autres par rapport à leur réalité nouvelle, mais étrangers. Et c’est le pays quitté, foutu paradoxe ! qui prend la place de l’Idéal. 

Journée ALI-EPhEP à REIMS le 18/11/2017 : Nos enfant sont-ils devenus des SDF ?

Affiche de la journéeLe domicile familial comporte régulièrement, entre ses membres, un locataire de plus: l’ancêtre de la lignée dans laquelle cette famille est supposée s’inscrire.

Certes l’autel d’un dieu lare n’est plus entretenu. Mais, et même laïcisée, cette inscription découpe dans l’espace, et aussi bien dans l’espace psychique, un lieu que l’enfant peut investir comme sien.

Puisque nous n’en sommes plus là, compte tenu de l’évolution du groupe familial, quel serait aujourd’hui le lieu susceptible de servir d’assise à la subjectivité de l’enfant ? Charles Melman

Journée EPhEP-Chrysalides "Du temps social au temps subjectif du traumatisme lors des attentats terroristes"

Affiche journée NiceLa date du 14 juillet 2016 est désormais inscrite dans la mémoire collective de la ville de Nice. Cette année, ma commémoration a initié un devoir de mémoire, avec ce que le droit à l’oubli lui doit. Cette Journée de l’EPhEP y participe. Nous pensions la question du traumatisme dans le XXe siècle, après les deux grandes guerres et celles que l’on ne nomme pas,  avec la Shoah ou avec les génocides en Arménie, au Cambodge, au Rwanda, et tout n’a pas encore été dit. Comment ne pas entendre le retour de ce refoulement dans la violence et la destructivité des attentas du XXIe siècle, conséquence certaine des traumatismes du XXe siècle.
Dans son Au delà du principe de plaisir, Freud fait ce triste constat : «  Que ce n’est pas la mort qui est un accident, mais la vie »

Lacan rappeur : "La violence du réel est-elle soluble sur le divan ?"

Affiche Lacan rappeur - EPhEP 2017 Lacan rappeur : la violence du réel est-elle soluble sur le divan ? en partenariat avec la revue artpress*

Serait-il guerrier, un chant est spontanément l’expression d’un amour, pour Dieu, la patrie, une femme, un enfant… l’accordera-t-on ? La composition musicale suppose en effet entre les notes un accord, un rapport dont l’harmonie sonore produite raconte la liaison parfaite tant espérée entre l’un et l’autre, l’un et l’Autre, un monde enfin bien ordonné, unifié, continu. Le ternaire réunifié. Il aura fallu Stockhausen pour rompre et explorer la possibilité de donner au traumatisme une participation maîtrisée à ce rêve, sans le faire cauchemar. L’intelligence du rap est d’introduire pour sa part dans le chant la violence et le conflit, au prix d’un écrasement du verbe par une frappe qui ne lui doit plus rien, celle-là même que nous impose un monde désormais numérisé et contractuel. Le mettre à l’épreuve d’une étude est vouloir prendre la mesure de notre modernité, en acceptant du même coup la violence à la mode des oppositions que ces quelques hypothèses pourraient déjà provoquer. Charles Melman

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